Projet Afrik Rwanda 2007 | - Part 2

Archive pour la catégorie ‘Projet Afrik Rwanda 2007’

Plus rien ne m’étonne de l’artiste Tiken Jah Fakoly.

Vendredi 8 février 2008

J’aimerais partager avec vous les paroles d’une chanson de l’artiste Tiken Jah Fakoly, que bon nombre d’entre vous connaissent certainement, et que j’écoute à chaque fois avec émotion.

Au-delà du refrain entraînant qui reste encré dans la mémoire, il reste surtout des mots qui se plantent dans le cœur de tous ceux qui s’inquiètent sur le sort de ce monde. Notre monde.

Ils ont partagé le monde, plus rien ne m’étonne !
Plus rien ne m’étonne !
Plus rien ne m’étonne !
Si tu me laisses la Tchétchénie,
Moi je te laisse l’Arménie
Si tu me laisse l’Afghanistan
Moi je te laisse le Pakistan
Si tu ne quittes pas Haïti,
Moi je t’embarque pour Bangui.
Si tu m’aides à bombarder l’Irak
Moi je t’arrange le Kurdistan.
Ils ont partagé le monde, plus rien ne m’étonne !
Plus rien ne m’étonne !
Plus rien ne m’étonne !
Si tu me laisses l’uranium,
Moi je te laisse l’aluminium
Si tu me laisse tes gisements,
Moi je t’aide à chasser les Talibans
Si tu me donnes beaucoup de blé,
Moi je fais la guerre à tes côtés
Si tu me laisses extraire ton or,
Moi je t’aide à mettre le général dehors.
Ils ont partagé le monde, plus rien ne m’étonne !
Plus rien ne m’étonne !
Plus rien ne m’étonne !
Ils ont partagé Africa, sans nous consulter
Ils s’étonnent que nous soyons désunis.
Une partie de l’empire Maldingue
Se trouva chez les Wollofs.
Une partie de l’empire Mossi,
Se trouva dans le Ghana.
Une partie de l’empire Soussou,
Se trouva dans l’empire Maldingue.
Une partie de l’empire Maldingue,
Se trouva chez les Mossi.
Ils ont partagé Africa, sans nous consulter !
Sans nous demander !
Sans nous aviser !
Ils ont partagé le monde, plus rien ne m’étonne !
Plus rien ne m’étonne !
Plus rien ne m’étonne !

Lydie

Larmes d’avril

Dimanche 7 octobre 2007

En transit à Nairobi, une des plus importantes capitales d’Afrique, les six heures d’attente qui s’annonçaient très longues, nous semblent maintenant nécessaires pour faire une certaine pause émotive. Rien ne peut préparer à un tel voyage au coeur de l’Afrique… dans ce pays si petit (le plus petit du continent africain), mais si grand en espoir, dans ce pays si pauvre, mais d’une richesse humaine extraordinaire; pays qui porte des cicatrices si lourdes et si profondes.

Les milliers d’enfants, vraiment des milliers, que nous avons côtoyés ont changé nos vies. Leurs sourires, leurs regards nous habitent et nous pertubent parfois. La peur que l’espoir d’un futur meilleur pour ces jeunes enfants soit disparu ou impossible nous envahi un peu chaque jour… Leurs parents, oncles, tantes se sont entretués entre amis, connaissances et habitants d’un même village.

Donner un sens à ces larmes d’avril semble impossible. Nous tentons, en lisant le plus de littérature possible, en se permettant certaines questions sensibles, non pas de comprendre, mais plutôt de laisser croire que tout est encore possible.

En début de voyage, suite à l’initiative de Philippe, notre ami de Terres sans Frontières, nous avons assisté au visionnement du film “Shooting the dog” relatant l’abandon du Rwanda par la communauté internationale. Ce film nous a fait vivre d’une façon brutale les premiers moments du génocide. Imaginer nos amis rwandais qui sont dans la salle… l’effet sur l’équipe est dévastateur: certains sont choqués de cette initiative, d’autres tristes; plusieurs sont incapables d ‘échanger sur le sujet et quelques uns ont peur que cela compromettre l’esprit de notre voyage.

Lors du souper, un des jours suivants, Jean, notre hôte, aborde le sujet et en regardant droit dans les yeux Ismael, lui dit : “en 1994, nous aurions pu nous entretuer”…. mais aujourd’hui, les connaissances et l’amour nous sauverons et sauvera notre pays”.

Pour le Rwanda, il n’est pas trop tard, comme je l’écrivais au début de ce voyage, dans ce continent qui se repose, les défis sont inimaginables… mais notre bref passage me permet d’affirmer (Geneviève) qu’il est si important d’offrir, en plus des donations et de la sensibilisation. l’expérience de vie avec nos amis rwandais, même pour un bref moment, cette expérience contribue à une chaine qui peut réellement changer le monde. Chaque petit geste est si important pour soi, puisque nous avons probablement plus reçu que donné, et pour permettre l’espoir d’un monde meilleur.

Félicitations à toute l’équipe, votre grandeur d’àme, votre si grande détermination, vos rires, vos larmes et votre amour marqueront à jamais notre histoire. En espérant que vous pourrez vivre d’autres rêves comme celui-ci. Merci aussi à tous ceux qui, avec leur support, leur encouragement, leur amour, nous ont accompagnés au jour le jour dans notre rêve de l’AfriK.

Geneviève et Patrice

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L’amitié sans parole

Dimanche 7 octobre 2007

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Jean Damasseni, Jimmy, Marie-Claire, Francine, Albert, Souvenir, Beatrice et J.P. alias Jean-Pierre, je garderai de vous tous un merveilleux souvenir, et vous aurez toujours une place inoubliable dans mon coeur. Dès le début de notre aventure, j’ai été assignée aux tâches de maçonnerie avec Jean Damasseni, lui, qui ne parle que le Kinyarwanda. Durant les deux semaines de travail, la seule façon que nous avions de communiquer était les signes non-verbaux, les coups de pelle, les échanges de gants, les sourires, les regards et quelques mots sympathiques, tels que bonjour, ca va ? Moracausé ? Et malgré tout, c’est fou à quel point nous avons réussi à nous comprendre entre nous et à créer un lien d’amitié très fort qui nous a fait verser tant de larmes lors de notre moment d’adieu. À vous tous, mes chers amis Rwandais, je vous remercie du fond du coeur d’avoir partagé avec nous, à chaque matin, vos merveilleux sourires. Aujourd’hui, le mot partage a pris tout un autre sens …il commence par offrir un simple sourire à son prochain.

Isabelle

Déjà.

Dimanche 7 octobre 2007

6 octobre déjà. Deux semaines trop vites passées. Deux semaines de rencontres inoubliables, de partages sincères, de contacts humains, de fraternité chaleureuse et surtout deux semaines chargées d’émotion où le dur labeur était bienvenue. Bref, on ne s’est pas ennuyé. Deux semaines trop vites passées, il me semble que c’était hier qu’on nous faisait une grande fête de bienvenue. Mais non, c’était hier qu’on nous faisait une grande fête d’adieu. Une soirée remplie de gratitude mutuelle.

Tout le monde impliqué dans cette aventure en sort changé pour le mieux. C’était un autre coup de génie de Geneviève Kelly. Geneviève, grand grand
merci !

p.s. Happy Birthday Dad !

Steven

Ce n’est qu’un au revoir

Dimanche 7 octobre 2007

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Frère Gabriel, Jean, Léonard, Philippe, Ismael, Julienne, et bien d’autres sont les amis que nous laissons derrière nous à la fin de notre séjour à Gisenyi qui a pris fin hier vendredi. Comme toutes les autres, ce fut une journée haute en émotions; un mélange de fête et de tristesse à l’idée de quitter ce pays et ses habitants qui nous tant charmés.

Les premiers émois ont débuté dès le matin sur le chantier, terrain fertile pour les échanges, les rires et…les gouttes de sueur. Si on nous appelait les casques blancs en raison de nos casquettes qui nous protégaient du soleil au début, hier matin, nous le sommes tous devenus. En effet, pour souligner un sentiment du travail accompli tous ensemble, nous en avons distribué à l’ensemble de nos collègues et amis. Au départ de notre bus, c’est tout un groupe de casques blancs qui nous saluaient chaleureusement. Une image qui vaut mille mots!

J’ai aussi voulu profiter de mon séjour Gisenyi pour créer une sorte d’échange entre la classe de ma fille, élève de 3e année à l’école Louis-Hippolyte-Lafontaine de Montréal et une classe de primaire à Gisenyi. Pour cela, les élèves de Montréal avaient préparé un album qui racontait leur quotidien à l’école et présentait leur professeur Véronique. Finalement, cet échange s’est réalisé avec les élèves de de 4e A à Kabilizi (adjacente au chantier; nous étions donc devenus très familiers au fil de nos rencontres quotidiennes avec plusieurs d’entre eux) et leur professeur, Madame Espérance. Ils ont réalisé un travail remarquable en l’espace de deux jours seulement. Vendredi, ils ont tenu à nous recevoir de nouveau dans leur classe pour nous dire au revoir et nous offrir une danse bien endiablée, soyez-en sûrs!

Un autre genre d’au revoir nous attendait en fin d’après-midi puisque l’ensemble des intervenants de Vision Jeunesse Nouvelle (VJN) nous ont offert une fête de départ sous le signe de la danse avec les pygmés (groupe marginalisé avec qui nous avons collaboré au chantier), les acrobates toujours aussi talentueux et autres suprises. Nous aurions tous voulu étirer ce moment mais comme disait Philipe de VJN, toute bonne chose a une fin… Il était temps de dire adieu à des amis que nous n’oublierons jamais.

À très bientôt. Réservez-vous quelques heures car j’ai beaucoup de choses à vous raconter.

Lydie

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