On ne peut vous le cacher : notre décision de nous rendre au Congo n’a pas été facile, en raison du climat d’hostilité qui mine la région du Nord-Kivu (frontière avec le Rwanda) depuis plus d’une décennie …
Aussi, lorsque le jeudi 22 janvier dernier, nous avons lu la nouvelle que le général rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda avait été capturé au Rwanda, nous avons été bien entendu interpellés car il s’agissait d’un endroit du monde qui faisait déjà partie de nos vies…Un sentiment d’autant plus fort que le chef rebelle est actuellement détenu à Gisenyi, la ville où nous avions séjourné lors de notre mission au Rwanda en 2007…
Cependant, personne dans l’équipe n’aurait pu prédire l’explosion d’espoir que cette nouvelle allait déclencher, à la fois dans la région en question, et partout dans le monde?
Car il fallait lire entre les lignes pour comprendre que cette arrestation, intervenue dans le cadre d’une opération conjointe menée par les troupes de Kigali et de Kinshasa, marquait une coopération soudaine et « miraculeuse » entre ces deux pays, après des années d’hostilité.
Dans ce contexte d’espoir immense, l’effervescence est à son comble à Kinshasa. Le ballet diplomatique et l’assault de milliers de journalistes locaux et internationaux sont incessants.
Cette ambiance sur le terrain, vous pourrez la ressentir dans la lettre ci-dessous qui nous a été envoyée hier par Madame Carole Robert, présidente du conseil d’administration de la Fondation BDA qui nous reçoit au Congo. On y parle réellement d’une cessation définitive des hostilités sur tous les fronts, appelant ainsi à la fin de la guerre.
Dans ce contexte et pour faciliter la réalisation de notre mission, la Fondation nous a demandé de reporter notre départ de quelques semaines. Nous partons donc le 7 mars prochain, et nous avons bien hâte!
Car autant notre mission au Rwanda se transposait dans un contexte de renaissance d’un pays après une période bien sombre, autant notre prochaine expérience en Afrique nous entraîne dans un pays qui est en train de tourner une page de son histoire.
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Cliquer ici pour lire la lettre de la fondation BDA